sans titre

Au sol un pétale est tombé
Pourtant la fleur n'est pas fanée
Elle a juste été froissée

Au sol une larme a coulé
Pourtant la femme n'est pas brisée
Elle a juste besoin de s'aimer

Femme-Fleur ou Fleur-Femme
Dont on a abîmé l'âme
Et qui pourtant se relève
Tendant la main vers son rêve

Femme-Fleur ou Fleur-Femme
C'est toute la prestance des dames
Qui bien que déviées du chemin
Pour le bonheur changent leur destin

# Posted on Sunday, 22 April 2007 at 12:42 PM

Mon ange

Mon Ange,

Je veux t'imaginer dans un endroit charmant
Où les jours sans fin frémissent sous un doux vent;
Qu'il prodigue à ton c½ur de chaleureuses caresses
Auxquelles ne résiste pas l'ombre d'une détresse.
Je veux qu'il y ait un soleil qui exauce tes v½ux
Avant même qu'ils ne soient passés dans l'ombre de tes yeux.
Oublie-nous si c'est le seul moyen d'oublier
Aussi les autres et ce qui t'a blessé...
Je veux te voir en train de rire,
De ce rire qui avait oublié ton visage;
Libéré de ce délire
Qui t'engloutissait sous les mirages.
Que tu ais retrouvé l'éclat du bonheur
Jusqu' ici terni par les pleurs.
Je veux me dire que c'est avec le même Charon
Que nous naviguerons.
Tu me prendras dans tes bras en riant,
Tu verras quels effets sur moi a eu le temps.
Mais ce songe n'est rien face au néant,
Face à tes os qu'aura rongé le temps.
Pourquoi n'as-tu pas déployé tes ailes,
Avant de te jeter dans le ciel?
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# Posted on Sunday, 22 April 2007 at 12:41 PM

sans titre

Il a goûté une de tes larmes, Léthé,
Meilleure que celles des femmes ne l'étaient.
Car un homme ne meurt pas d'amour,
L'homme se lève quand point le jour.
Car un homme ne pleure pas d'amour,
L'homme suit la tradition, toujours.
Alors l'absinthe est plus fidèle amante
Que ne le seras jamais la belle la plus aimante.
Hélas, combien de préjugés encore
Viendront torturer nos presque morts?

# Posted on Sunday, 22 April 2007 at 12:41 PM

Tueur d'humanité

Tueur d'humanité

Ses parents l'ont-ils conçu sous des obus
Pour qu'il soit monstre halluciné,
Et veuille dévorer nos chairs
Avant même que nous ne soyons morts?
Hideux profane de l'humanité,
Il a mordu
Dans le c½ur de sa mère,
Puis affirmé une différence des corps.
Le vers est dans la pomme,
La pomme tente l'homme.
Il a croqué le vers sans le savoir.
La bête récurrente le ronge.
L'inhumanité bestiale le guette.
Il déclenche une morbide tempête
De linceuls, qui pleuvent
Sur des Hommes jugés coupables,
Ou incapables.
Leurré par une folie meurtrière,
Il se trompe d'adversaire,
Souhaitant abattre ses peines.
Partout, les miliciens se meuvent
Pour assassiner les songes.
Hégémonie de la haine,
Déportation de l'espoir.
Et partout l'indifférence,
Aveugle caution de la souffrance.
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# Posted on Sunday, 22 April 2007 at 12:38 PM

Elle

Elle

Un horizon s'approche doucement d'Elle,
L'enveloppe d'ocre, de rose, referme ses ailes.
La caresse est tendre; les souffles légers
Soulèvent ses cheveux laissés aux vents.
Elle est belle. Lui.
Elle. Beau. Il a contemplé
Les perles de l'Asie, les merveilles des Afriques liées par les ans.
Il a cousu aux voiles du navire de sa vie
Les images qui l'ont séduit. Mais, Elle, cachée par quelques plumes...
Il n'ose demander même en prière, la vision qu'il présume.
Elle quitte pourtant son paravent onirique
Pour s'offrir, fragile, entre les rochers d'une crique
Divine. Lui, il la frôle, heureux, il n'oublie pas
Qu'il ne veut l'atteindre. Jamais il ne la touchera.
Il ne veut saisir son rêve qui changerait...
Ainsi préserve-t-il son songe du concret.

# Posted on Sunday, 22 April 2007 at 12:38 PM